Le Parquet national financier enquête sur les intérêts de Caroline Lang, la fille Jack, dans une société d’Epstein située dans un paradis fiscal aux îles Vierges américaines. Caroline Lang a démissionné du Syndicat des producteurs indépendants le 2 février, mais reste totalement discrète sur sa présence au conseil d’administration dans une fondation en France. Il s’agit du Refuge qui accueille des jeunes LGBT à la dérive. Sa direction, à Montpellier, a fait l’objet de plaintes pour viol. Elle a été remplacée par le Groupe SOS dont le sulfureux dirigeant, Jean-Marc Borello, avait déjà géré Les Tournelles, fermé pour « viols et agressions sexuelles ». Caroline Lang a démissionné du Conseil d’administration du Refuge. Va-t-elle également renoncer à siéger à la commission d’avances sur recette du CNC ?
Une ascension sous le signe du conflit d’intérêts
Reconnue d’utilité publique, la Fondation Le Refuge affiche une mission noble : héberger les jeunes LGBT+ rejetés par leurs familles. Derrière cette vitrine vertueuse se cache une histoire moins glorieuse, marquée par la gestion d’un clan. Fondée en 2003 par Nicolas Noguier, l’association embauche son conjoint, Frédéric Gal, au poste de directeur général. Ce dernier percevait un salaire mensuel brut de 3 658 €, assorti d’une prime annuelle de 1 830 €. Cette proximité personnelle installe un climat opaque, préfigurant les dérives à venir.
L’implosion : plaintes, enquêtes et démissions en cascade
En décembre 2020, Mediapart publie quinze témoignages de jeunes hébergés dénonçant un management toxique et une exploitation des bénévoles. L’étau judiciaire se resserre début 2021. Le parquet de Montpellier ouvre une enquête suite à plusieurs plaintes visant Noguier et Gal. Un audit confirme les dysfonctionnements. Acculé, Noguier démissionne fin février. Son départ n’apaise pas la crise : il sera mis en examen pour viol et agression sexuelle en janvier 2022. Gal, licencié pour faute grave en avril 2021, obtiendra finalement gain de cause aux Prud’hommes pour licenciement abusif, soulignant la gabegie juridique de l’institution.
Caroline Lang, fille à papa, arrive au Refuge des abandonnés
En mars 2020, l’asssociation devient fondation, ce qui permet une gestion par un conseil d’administration sans représentant du personnel.
Alors que la fondation vacille, son conseil d’administration opère un virage stratégique le 15 juin 2021. Une note interne, signée par le nouveau président Michel Suchod, acte la cooptation de quatre administrateurs, dont Caroline Lang. Sa nomination survient au lendemain même d’une visite de ses parents, Monique et Jack Lang, au maire de Montpellier Michaël Delafosse, présenté comme un « fils spirituel » de l’ancien ministre. Cette entrée semble moins relever du hasard que d’un calcul d’influence.
Le conseil s’étoffe également de personnalités proches du pouvoir et du Groupe SOS, dont Jean-Marc Borello, pilier de la Macronie comme de toutes les tendances politiques au pouvoir.
Jean-Marc Borello : un sauveur au lourd passé
La prise de contrôle par le Groupe SOS de Borello, présentée comme un sauvetage, mérite examen. L’entrepreneur social acquiert 51 % des parts du Refuge et du magazine Têtu. Son groupe, financé à plus de 75 % par des fonds publics, installe ses proches à tous les postes clés de la fondation, concentrant un pouvoir excessif. Cette mainmise interroge, surtout au regard du passé de Borello. Pendant plus de vingt ans, il siégea comme administrateur du centre de luxe Les Tournelles, fermé pour un scandale pédocriminel. L’ancien directeur, soutenu par Jean-Marc Borello, fut mis en examen pour viols. Un rapport de l’IGAS pointa dès 1998 des détournements de fonds et une gestion désastreuse. La présence de Borello à la tête d’une structure accueillant des mineurs vulnérables apparaît pour le moins paradoxale.
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Une opacité qui persiste
En 2026, les cicatrices restent vives. Les condamnations aux Prud’hommes pour discrimination sexuelle entachent le bilan. Si Le Refuge fonctionne toujours, sa crédibilité morale est ébranlée. L’arrivée discrète de Caroline Lang en 2021 réapparaît alors que son nom circule à présnet dans l’affaire Epstein. La fondation, subventionnée par l’argent public, continue d’abriter en son sein les vestiges de réseaux d’influence et les fantômes de scandales prêts à éclater à nouveau. Pour les jeunes en détresse qu’elle est censée protéger, la quête d’un vrai refuge semble toujours d’actualité.
par Jacqueline
Le MEDIA en 4-4-2 est un média alternatif qui dispense, non sans humour, un très bon suivi des affaires de corruption et de manipulation du régime.
Article : https://lemediaen442.fr/affaire-epstein-suite-francaise-caroline-lang-demissionne-du-refuge/


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