673 fois. C’est le nombre de fois qu’apparaît le nom de Jack Lang dans la nouvelle vague de documents judiciaires américains liés à Jeffrey Epstein, publiée fin janvier. Après avoir déclaré exclure toute démission (« Je ne crains rien, je me sens blanc comme neige. »), convoqué au Quai d’Orsay, il a « proposé » sa démission de la présidence de l’Institut du monde arabe, alors que le Parquet national financier ouvre une enquête préliminaire pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée » sur lui et sa fille Caroline.
Samedi 7 février 2026, Jack Lang a écrit au ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot pour annoncer qu’il proposait de remettre sa démission lors d’un prochain conseil d’administration extraordinaire de l’IMA. Le chef de la diplomatie a indiqué prendre acte et lancer la procédure pour désigner un successeur, avec la convocation rapide d’un conseil d’administration chargé de nommer un intérim.
L’Élysée a également indiqué avoir pris acte de cette démarche, selon plusieurs récits de presse publiés ce week-end.
Pourquoi maintenant ? Parce que l’IMA, institution culturelle et diplomatique à la fois, vit de subventions, d’équilibres politiques et d’image. Quand le soupçon s’installe, la mécanique se grippe vite : mécènes frileux, partenaires prudents, élus sous pression. Même sans mise en examen, l’emballement suffit souvent à rendre la situation intenable.
L’enquête du PNF : ce que l’on sait, et ce que l’on ne sait pas
Le Parquet national financier a confirmé l’ouverture d’une enquête préliminaire visant Jack Lang et Caroline Lang pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée », après des révélations attribuées à une enquête de presse.
La polémique naît de documents américains — présentés comme une publication massive liée au dossier Epstein — et d’échanges/mentions qui suggèrent des liens financiers ou des intérêts économiques communs.
Caroline Lang se met en retrait : l’effet domino dans la filière culturelle
Caroline Lang, productrice et dirigeante dans l’audiovisuel, a déjà annoncé des retraits de responsabilités après les révélations sur ses liens passés avec Epstein (notamment la création d’une structure “offshore” selon des enquêtes de presse).
Dans ce type d’affaires, les démissions s’enchaînent souvent selon la même logique : on coupe les ponts avant que les institutions ne deviennent le théâtre permanent de la controverse. C’est d’autant plus vrai dans la culture, où la réputation pèse parfois aussi lourd que le budget.
Le MEDIA en 4-4-2 est un média alternatif qui dispense, non sans humour, un très bon suivi des affaires de corruption et de manipulation du régime.


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