Le psychanalyste et chroniqueur médiatique Gérard Miller, 77 ans, a été placé en garde à vue ce mardi dans le cadre d’une enquête pour viols et agressions sexuelles, ouverte en février 2024 par le parquet de Paris. Plusieurs femmes l’accusent, dont Charlotte, qui prend aujourd’hui la parole publiquement.
Une plainte déposée après vingt ans de silence
Charlotte raconte avoir rencontré Gérard Miller alors qu’elle n’avait que 17 ans. Passionnée de psychologie, elle se rend chez lui pour une consultation. Mais le rendez-vous aurait rapidement basculé.
« Il m’a servi un verre et je me suis sentie mal. Ensuite, je me suis retrouvée déshabillée sur un lit, sous une lumière rouge. Il était sur moi, je ne pouvais pas bouger », confie-t-elle. Selon son récit, une sonnerie à la porte lui a permis de s’échapper : « Ça m’a sauvé, sinon j’aurais été violée. »
Longtemps marquée par cette agression présumée, elle hésite à porter plainte, avant de franchir le pas en 2024, encouragée par d’autres témoignages. « J’avais peur d’être seule contre une personnalité publique. Finalement, j’ai décidé de le faire pour que ça cesse. »
Pour Charlotte, l’annonce de la garde à vue a été un choc, mais aussi un soulagement :
« Ce n’est pas évident d’apprendre ça dans les médias, mais je suis contente que la justice avance. La garde à vue, c’est le premier pas vers une longue marche », a-t-elle déclaré au micro de RMC.
"Je me suis retrouvée déshabillée": une des accusatrices de Gérard Miller témoigne pic.twitter.com/kRJmAzuzsO
Le parquet de Paris avait ouvert en février 2024 une information judiciaire pour des faits « susceptibles d’être qualifiés de viols et d’agressions sexuelles, parfois sur victimes mineures ». L’affaire est instruite par la brigade de protection des mineurs (BPM) de Paris, spécialisée dans les crimes sexuels impliquant des jeunes victimes.
Miller, toujours présumé innocent, a contesté les accusations dès le début de l’enquête. Dans une déclaration transmise à la presse, il avait affirmé être « certain de n’avoir commis aucune infraction » et assuré vouloir « répondre devant l’institution judiciaire ».
La suite dépendra désormais des suites judiciaires et des décisions du parquet à l’issue de la garde à vue.
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