Jacques Thomet, ancien rédacteur en chef de l’AFP, assène une charge violente contre Jack Lang. L’enquêteur, spécialiste des dossiers de pédocriminalité, dénonce avec force l’impunité qu’il estime accordée à l’ancien ministre de la Culture et le mutisme persistant des médias. Il s’appuie sur une note des Renseignements Généraux datant de 1996, demeurée dans l’ombre.
Le contenu explosif d’un « blanc »
A notre micro, Jacques Thomet brandit ce document interne, un « blanc » des RG non signé. Ce rapport évoquerait des « turpitudes » commises par Jack Lang et son épouse Monique en 1988 à Grasse, impliquant des mineurs. « Pourquoi est-il toujours en liberté ? N’a-t-il jamais été inquiété ? » interroge-t-il, rappelant le soutien apporté jadis à l’écrivain Gabriel Matzneff. Il affirme que toutes les rédactions détiennent une copie de cette note, publiée dans son livre La pédocratie à la française, mais qu’aucune n’a osé la diffuser. « Cette affaire devrait quand même être abordée », martèle-t-il.
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Un système de protection dénoncé
Pour Jacques Thomet, cette affaire dépasse la personne de Jack Lang. Il y voit le symptôme d’une protection systémique des élites, qu’il relie à d’autres scandales comme celui des enfants « volés » par l’Aide sociale à l’enfance (ASE), thème développé dans son dernier ouvrage. Ces accusations alimentent un débat brut sur la pédocriminalité au sein des institutions, opposant violemment la présomption d’innocence, invoquée par Jack Lang, et une exigence de vérité qui estime les procédures judiciaires insuffisantes.
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La quadrature d’un silence médiatique
La sortie de Jacques Thomet pose une question fondamentale et gênante : que pèse la présomption d’innocence face à un document des services de renseignement ? Et pourquoi les médias traditionnels, en possession de ce rapport, persistent-ils dans un silence que d’aucuns jugent coupable ? L’affaire Lang, au-delà des individus, met en lumière les tensions irrésolues entre la protection de la réputation, le droit à l’information et la lutte contre les crimes les plus odieux.
Notre interview de Jacques Thomet : « 80 000 enfants volés par l’État français – Ancien rédacteur en chef de l’AFP, Jacques Thomet balance tout »
par Yoann
Le MEDIA en 4-4-2 est un média alternatif qui dispense, non sans humour, un très bon suivi des affaires de corruption et de manipulation du régime.


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