Saint-Tropez apparaît dans deux documents publiés parmi les archives américaines liées à Jeffrey Epstein. Le premier rapporte le parcours d’une adolescente qui dit avoir rencontré le financier et Ghislaine Maxwell dans le sud de la France. Le second contient un message envoyé à Epstein en 2012, accompagné d’une photo portant le nom de la station varoise.
Une rencontre près de Saint-Tropez à l’âge de 16 ans
Le document le plus grave est une lettre versée au dossier fédéral américain concernant la procédure contre Ghislaine Maxwell. Il résume les déclarations d’une femme dont l’identité est protégée.
Selon ce texte, elle aurait rencontré Jeffrey Epstein et sa compagne Ghislaine Maxwell à 16 ans, « dans le sud de la France, près de Saint-Tropez ». Elle se serait ensuite rendue dans leur appartement parisien de l’avenue Foch en 2000.
La même année, l’adolescente serait partie à Miami avec le couple. Six mois plus tard, Maxwell l’aurait invitée à New York, dans un logement situé près de la Cinquième Avenue. Durant ce séjour de cinq jours, elle affirme qu’Epstein l’a agressée sexuellement malgré sa résistance. Le document rapporte notamment une pénétration avec un vibromasseur.
Le texte ajoute que la jeune femme n’avait jamais rencontré Jean-Luc Brunel, l’agent de mannequins français poursuivi pour viols sur mineures avant sa mort en détention en 2022. Cette précision suggère que son entrée dans l’entourage d’Epstein et Maxwell ne serait pas passée par Brunel.
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En 2012, une invitation à rejoindre la Côte d’Azur
Un autre courriel conservé dans les archives du ministère américain de la Justice porte l’objet « Saint-Tropez-20120624-00423jpg ». Daté du 30 juin 2012, il est adressé au compte personnel de Jeffrey Epstein et contient une photographie en pièce jointe.
La personne qui écrit souhaite revoir Epstein sans autre femme à ses côtés : « Je veux passer du temps avec toi, pas avec une fille de 20 ans. » Elle lui propose de venir seul sur la Côte d’Azur après s’être amusé « avec tes filles à Paris ou aux États-Unis », puis ajoute : « J’ai besoin de jouer avec toi ; tu seras mon “toyboy”. »
Ce message confirme que la Côte d’Azur appartenait au paysage relationnel d’Epstein, jusque dans des échanges où Paris, les États-Unis et de jeunes femmes sont évoqués avec une désinvolture assez écœurante.
La France, bien présente dans les archives Epstein
Saint-Tropez, l’avenue Foch, Paris et la Côte d’Azur ne sont donc pas de simples décors ajoutés après coup. Ils figurent noir sur blanc dans des documents rendus publics par la justice américaine.
Pendant que la macronie présente volontiers l’affaire Epstein comme un problème surtout américain, les archives continuent de ramener le dossier de ce côté-ci de l’Atlantique. Le soleil varois n’a rien désinfecté. Il a seulement offert un décor plus chic à un univers où les adolescentes voyageaient beaucoup et où les adultes influents posaient manifestement trop peu de questions.
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par Yoann
Le MEDIA en 4-4-2 est un média alternatif qui dispense, non sans humour, un très bon suivi des affaires de corruption et de manipulation du régime.
Article : https://lemediaen442.fr/jeffrey-epstein-a-saint-tropez-la-piste-francaise-se-precise/


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