Il suffit de gratter le vernis des Trump pour qu’en ressorte une odeur de pourri, celle d’un réseau où les jeunes filles se monnaient en visa « talent spécial ». Derrière le roman prudent de Karl Zéro, la réalité crève l’écran : Epstein, Maxwell, Zamponi – tous les acteurs de la comédie sont liés, et Melania n’a jamais été qu’un pion.
La dernière sortie théâtrale de Mélania Trump – « Je ne connais pas Epstein » – est un chef-d’œuvre de déni, mais les mails qu’elle adressait à Ghislaine Maxwell (mail EFTA02332411 « Love, Melania ») et les photos d’elles deux en disent long sur la solidité de sa mémoire. On apprend que son précieux visa Einstein, qui lui a ouvert les portes des États-Unis à 26 ans, a été obtenu grâce à Paolo Zamponi, un ami intime d’Epstein et proche de la mafia Gambino.
Zamponi, adoubé par Donald Trump d’un statut diplomatique sur mesure, louait ses appartements new-yorkais avec des portraits du président en icône, tandis que d’autres témoignages suggèrent que Melania aurait été « essayée » par Epstein avant d’être offerte à Trump. Alors que le réseau dégouline, cette pantomime médiatique sent moins la coïncidence que l’urgence – celle de devancer un scud judiciaire qui, cette fois, pourrait ne pas épargner le couple Trump.
par Yoann
Le MEDIA en 4-4-2 est un média alternatif qui dispense, non sans humour, un très bon suivi des affaires de corruption et de manipulation du régime.


Soyez le premier à commenter