Dîners avec Epstein, sacs à roulettes et RN : Bienvenue dans le monde surréaliste des Bourbon des Deux-Siciles

Princess (Princesse) Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles, – Arrivées au Grand Dîner du Louvre 2026 à Paris pendant la fashion week Prêt à Porter femme automne/hiver 2026-2027 (PFW) © Olivier Borde / Bestimage

L’Histoire, parfois, se répète en farce. Alors que le Rassemblement national truste les intentions de vote, les médias nous offrent en pâture une idylle aussi inattendue que révélatrice : Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles, duchesse de Calabre et de Palerme – titres aussi pompeux qu’inutiles depuis 1861 –, et Jordan Bardella, l’enfant chéri de Drancy. « Miss Bardella », déjà ? Voici un conte de fées où la jet-set croise la Seine-Saint-Denis, le tout saupoudré d’une mondanité si sélective qu’elle en devient grotesque.

Une princesse 2.0

Née le 23 juin 2003 à Rome, Maria Carolina di Borbone delle Due Sicilie est l’aînée de Leurs Altesses Royales – un titre qui sonne aussi creux que les promesses électorales. Fille du prince Charles de Bourbon des Deux-Siciles, duc de Castro, et de la princesse Camilla Crociani, elle a grandi entre Paris, Monte-Carlo et Rome, bercée au son des cliquetis de talons aiguilles et des clics de likes. À 22 ans, elle cumule les casquettes : influenceuse aguerrie (194 000 abonnés aussi crédules que dévoués), mannequin, ambassadrice de projets écolo-chic et de l’Ordre constantinien de Saint-Georges – un ordre chevaleresque dont le souvenir s’estompe à mesure que les années passent. Son site officiel, coanimé avec sa sœur Maria Chiara, respire le glamour : initiatives culturelles, caritatives, environnementales… et une profusion de clichés en yacht à Saint-Tropez ou à Gstaad. La noblesse, version Instagram.

Le sac et le populiste

Sur X, nous avons découvert aujourd’hui notre princesse, vêtue d’un tailleur qui coûte probablement plus cher qu’un SMIC annuel, jouer les ambassadrices pour Sotheby’s lors d’une vente de sacs Hermès. Elle y vante les mérites du Birkin 20 Snow « scellé », un modèle vintage 1997 qui, selon elle, « change de ton selon la lumière ». Et surtout, elle s’extasie devant un sac à roulettes bleu marine : « Regardez ! Ils roulent vraiment ! » Le peuple a compris. Maria Carolina, visiblement, a décidé de troquer ses Birkin contre un homme qui, lui, « roule vraiment ». Quant à Bardella, il a su, avec son sourire de communiant repenti et le récit de l’oligarchie, séduire bien au-delà des cercles traditionnels du RN. L’ironie est si parfaite qu’on hésite entre le fou rire et l’écœurement.

Une famille en or… massif

Du côté des Bourbon des Deux-Siciles, on ne fait jamais dans la demi-mesure. Son père, Carlo, se targue d’être le chef d’une maison royale qui n’a plus de royaume depuis un siècle et demi. Sa mère, Camilla, fille de l’industriel Camillo Crociani – célèbre pour ses démêlés judiciaires et son exil doré au Mexique dans les années 1970-80 –, gère l’empire familial d’une main de fer, entre trusts offshore, tableaux de maîtres et querelles de succession à neuf chiffres. Tout ce qu’il faut pour que la « nouvelle génération » puisse défendre, entre deux posts Instagram, « l’Europe des héritages »… ou une escapade en Corse avec le président du RN.


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Un dîner qui en dit long

Et puis, il y a ce « hasard » mondain : c’est chez les parents de Maria Carolina, au 8 cours Albert Ier, dans le VIIIe arrondissement, que Jack Lang avait croisé Jeffrey Epstein en 2012, lors d’un dîner en l’honneur de Woody Allen. Maria Carolina avait neuf ans. Elle devait être en train de préparer ses premiers posts ou de choisir son prochain accessoire de luxe. Rien d’illégal, bien sûr. Juste du très beau monde. Du réseau. De cette vie mondaine où l’oligarchie se sent comme un poisson dans l’eau… ou un requin dans un aquarium.

Médias en extase

Les médias, eux, sont en pâmoison. Paris Match, Tatler, tous y vont de leur conte de fées moderne : la princesse blonde qui tombe amoureuse du leader populiste. Comme si c’était une évidence. Comme si l’oligarchie n’avait pas besoin de redorer le blason du « parti des gens du peuple » avec une vraie princesse, qui, la veille encore, expliquait pourquoi un sac à 100 000 € était « tellement spécial »… et dont les parents recevaient Epstein et Jack Lang autour d’un Woody Allen soucieux de son image.

Enfin, notre Paris Hilton à la française, version Bourbon des Deux-Siciles ! La noblesse qui ne porte plus aucune valeur ? La médiocrité qui atteint des sommets ? Ou simplement le signe que même les vieilles dynasties finissent par rouler… pour de vrai, Birkin ou pas. Avec, en prime, un parfum de dîner très select.

Marine Le Pen a été condamnée à 5 ans d’inéligibilité avec exécution immédiate et Jordan Bardella est condamné à figurer dans la jet-set : le Fantomas du Havre a les coudées plus franches.

par Yoann

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